Sur la force créatrice

article de l’artiste suédoise Eva HC Nyström,

paru en 1996 dans le journal suédois : « Gotlands Tidningar ».
Article à utiliser exclusivement dans un but éducatif

“Vedic Art nous apprend comment évoluer et s’enrichir en tant qu’être humain ; comment utiliser le cerveau droit et atteindre un niveau de conscience supérieur. Etape après étape, mais on pourrait aussi dire, principe après principe, Curt Källman a aligné une vérité pure après l’autre sur la création et la vie – elles se rejoignent comme des perles sur un fil. Quel genre d’outils avons-nous ? Et quels sont nos matériaux et nos moyens d’expression ? Quel genre de cordes avons-nous sur notre instrument de création ?

 Il a commencé par nous présenter le premier principe – il y en a 17 en tout, qui nous parle des outils de base dont nous disposons pour nous exprimer. Quel est le vocabulaire que nous utilisons dans nos vies ? Ceci concerne les tableaux que nous peignons, mais aussi la manière dont nous créons dans tous les domaines de la vie, et finalement comment nous menons nos vies. Ensuite vient la grammaire – il s’agit des principes 5 à 14 –  les 3 derniers évoquent les possibles, ce que nous pouvons faire avec notre langage. Oui, ce cours concerne le langage de la création et les conditions de la création. Et en fait, il s’agit de la vie et de notre place dans nos vies et comment nous la voyons, comment nous la gérons. En partant de petits détails pour aller jusqu’aux questions les plus fondamentales, il s’agit en fait de notre attitude quand nous nous ennuyons en faisant la vaisselle, mais aussi quand nous participons à la création de la paix dans le monde.

Il y a également un élément très intéressant dans ce cours : il permet vraisemblablement de voir à quoi ressemblerait votre art dans le futur, de voir la société future, et même d’entrevoir comment chaque individu, grâce à sa force créatrice individuelle, sera capable de faire des miracles dans le monde. Peut-être que les artistes de demain seront plus libres dans leur créativité. Ils seront peut-être plus entraînés et plus évolués en ce qui concerne la partie la plus importante de la création – eux-mêmes.

Ce que je veux dire c’est que pendant toutes mes années à l’école des Beaux-Arts, j’ai perfectionné, développé et exercé mes capacités techniques. Presque comme un soldat pendant l’entraînement. J’ai fait mon devoir devant mon chevalet, tous les matins ; j’ai aussi dessiné d’après un modèle vivant. Pendant 4 ans ! Tous les jours, j’ai fait connaissance avec la perspective centrale et avec les « –ismes » divers et variés. Je connais tout sur une grande variété de techniques et sais beaucoup de choses sur les couleurs. Je connais l’aspect chimique de l’art – quel matériel il faut utiliser, comment choisir de la qualité quand je crée un chef d’ouvre qui doit durer 400 ans (pour que le restaurateur d’art n’ait pas à s’énerver et s’arracher les cheveux), etc., etc.

Il n’y a rien de mal dans tout cela. Mais très rarement, et pour parler franchement, jamais, personne n’a parlé de la force de la création. Personne n’a mentionné le moteur intérieur. Par contre, à la place, tout le monde s’est concentré sur le volant du véhicule. Et ceci concerne certainement beaucoup d’autres domaines dans l’éducation, ou dans diverses professions. Pendant des cours précédents, dans une école d’art dirigée par un artiste et professeur d’art, très connu en Suède, j’ai découvert cette logique « boiteuse ». Il pensait que quelque chose manquait dans l’éducation artistique d’aujourd’hui. Il y figure beaucoup de connaissances, on apprend un tas de choses concernant l’art, des tonnes de règles écrites et non écrites sur ce que nous pouvons faire et ne pas faire, ce que nous pouvons peindre ou ne pas peindre, des théories et des opinions… Mais bizarrement, pendant un cours de créativité, on parle très peu de la force de la création, du moteur qui se trouve à l’intérieur de chaque être humain. Là, les règles n’existent pas…

Le problème avec le cours donné par ce peintre et professeur connu, avec lequel j’ai étudié, c’est que s’il a posé un diagnostic, il n’a pas donné de cure ou de solution. Aucune réponse. De toute façon, il ne l’avait pas. Je ne sais pas s’il l’a aujourd’hui. C’est très frustrant. C’est exactement comme si on découvrait le paradis, mais pas la clé de la porte qui y conduit.

Curt Källman, lui, a les clefs. Il a plein de clefs pour la créativité et le monde dans lequel nous vivons. Nous avons peint sans exigence, ni direction, pendant des jours et des jours. Nous avons peint et parlé. Des vérités simples se sont révélées. C’était étonnant de constater que nous les connaissions déjà toutes. Il n’y a rien d’étrange dans tout cela. Ce que nous avons reçu, c’était l’opportunité de clarifier le savoir que nous avions déjà et la manière de relier le tout en une unité. Comme des perles sur un fil. Il y a une force de créativité dans chaque être humain. Il y a de très grandes opportunités dans la vie. Peindre, est une façon de les découvrir.

Je ne dis pas que tout le monde doit suivre des cours de Vedic Art. Ce que je dis, c’est qu’à présent, il est temps que l’artiste, non, que l’être humain, développe ce terrain sous-développé de ce que nous appelons notre domaine intérieur, ou pour utiliser le vocabulaire de la science, le cerveau droit.

De toute manière, j’ai maintenant réalisé qu’il y a des outils pour cela.”

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