Manipulation et clientélisme spirituel. Comment repérer les tendances sectaires.

Il y a des religions, des courants spirituels, des courants de pensée, des courants gnostiques, initiatiques, des école de pensées, des philosophies appliquées, des enseignements psychologiques, métaphysiques, parapsychologiques, scientifiques, pseudo-scientifiques, empiriques, logiques,…

Dans tous ces champs de connaissances, d’enseignements et d’initiations, il y a un critère fondamental qui est présent ou absent, un bit de donnée qui est positif ou négatif. 

Même si ce n’est pas exactement le sens habituel, j’appelle ce critère le « clientélisme » : toutes attitudes, allégations, manoeuvres, demandes explicites ou implicites,… dont le but est de fidéliser le client. Et comme le concept de fidélité est confondu avec celui d’exclusivité, il est ici question d’éloigner les clients de la concurrence.

Ce n’est pas par hasard si le mot « fidèle » est dans le champ de la religion, et qu’il est chargé de tant d’importance. Une religion ou n’importe lequel des courants des catégories citées dans le premier paragraphe a besoin de fidèles pour exister, le nombre de ses fidèles est le chiffre qui représente le pouvoir de ce groupe, de ce mouvement.

Tout pouvoir est mesurable par le nombre de gens qui le suivent. Si vous êtes tout seul dans votre coin avec une idée en tête, vous contentez-vous d’avoir cette idée pour vous même ou avez-vous besoin que d’autres aient les mêmes idées ?

Tout va très bien tant que nous diffusons nos idées pour les partager avec celles et ceux que cela pourrait aider. Mais il y a une règle bien connue aujourd’hui dans le marketing internet, c’est que dénigrer les autres fait fuir une partie de plus en plus importante des internautes qui viennent sur un site.

Cette règle est incontournable. Si un gourou monte une école de pensée, ou simplement publie un livre, il a de plus en plus intérêt à éviter de dire ou d’insinuer que « lui seul a raison et que les autres ont tord, ou en tout cas moins raison que lui… ». Poussé à l’extrême, ce conditionnement incite les adeptes à penser qu’ils sont les seuls à pouvoir sauver le monde, qu’ils sont l’élite de l’humanité et que s’opposer au gourou et être banni du groupe serait le pire qui pourrait leur arriver. Tout cela met gravement en péril le libre arbitre des adeptes qui doivent arriver aux pires extrémités pour décider de reprendre leur liberté.

Ce dénigrement est à l’origine de toute la violence du monde, que ce soit les guerres de religion ou les guerres tout court, il y a toujours un germe de critique de l’autre comme étant le mal alors que nous sommes le bien. Cette séparation entre nous et les autres est l’essence même de la dualité dans laquelle l’humanité a été macérée pendant des milliers d’années. 

Le pouvoir qui voulait s’installer et monter en puissance savait et pratiquait le principe « séparer pour mieux régner ». Or pour séparer, il fallait créer un clivage entre des « petits-boutistes » et des « gros-boutistes », la droite et la gauche, les spiritualistes et les matérialistes, les adeptes de tel prophète et ceux de tel autre… C’est du marketing, comme de drainer le plus de gens possible vers telle ou telle marque de produits similaires, mais c’était violent et générateur de conflits entre les différents groupes. De très nombreux humains sont morts à cause de cela.

Nous vivons actuellement un retour à l’unité, et cela implique nécessairement le discernement et la suppression de toutes les sources de dualité, principalement dans les domaines de la pensée et de la spiritualité.

Certains médias voudraient nous faire croire que la dualité est à son comble, mais cette image est maintenue artificiellement dans l’intérêt de ceux qui se sont nourris de la séparation et de la peur. Comme disait Coluche : « On ne peut pas dire la vérité à la télé, il y a trop de gens qui regardent. »

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