Le contraire de l’amour n’existe pas. Comment différencier le « Je » et l’égo.

Le contraire de l’amour n’existe pas.

Certains disent que le contraire de l’amour est la haine, d’autres que c’est l’indifférence, alors que c’est simplement le mental qui fonctionne selon les principes de la dualité et qui a besoin d’un contraire pour tout.

L’amour n’a pas de contraire, car c’est la substance même de l’Unité. La dualité est une illusion créée pour apporter une polarisation nécessaire aux flux d’énergies du champs de la manifestation. Sans un + et un – pas de différence de potentiel, pas de flux de particules, pas de mouvement, pas de lumière, pas de vision, pas d’espace, pas de temps, pas de matière, pas de manifestation, pas d’expérience, hors celle d’être potentiel, équilibré, inerte, indéfini.

L’expérience est invariablement une affaire de contraste, sans contraste, pas de perception, tout est égal, pareil, rien ne se différencie du reste… La conscience de l’unité nait avec le désire de créer. C’est la conscience qu’il n’y a pas d’effet sans cause, et que les deux pôles de la manifestation sont indissociables. Ils créent une condition de jeu, mais sans cette opposition ils cessent l’un et l’autre d’exister. L’unité est la base, le support sur lequel sont fixées les bornes + et -.

Il existe des variables de la dualité horizontale à l’infini de la manifestation. Il existe une seule dualité verticale : l’unité et la dualité. 

Le véritable enjeu sur Terre en ce moment, est que la dualité « dominant-dominé » a ses accrocs. Ils ont joué à ce jeu tellement longtemps, et ils ont tellement tout sacrifié pour gagner à ce jeu de façon inéluctable, qu’ils veulent le continuer à tout prix. C’est comme un macro-jeu de Monopoly où ceux qui ont les propriétés et les hôtels font courir ceux qui n’ont plus rien dans leurs champs pour payer leurs dettes pour le reste de l’éternité. Ils refusent que le jeu cesse et préfèrent que les perdants quittent le jeu pour pouvoir continuer à jouer entre gagnants possesseurs de propriétés et d’hôtels…

Maintenant que la plupart des tâches peuvent êtres automatisées et déléguées à des robots, les esclaves ne sont plus nécessaires dans les secteurs de productions de biens de consommation. Il reste les plaisirs et la chair humaine est une denrée de choix.

Comment différencier le « Je » et l’égo.

Le « Je » est ce qui crée et perçoit les images, l’égo est un ensemble d’images auquel le « Je » s’identifie. 

Lorsque nous jouons au Monopoly, ou à tout autre jeu de plateau, nous nous identifions dans une certaine mesure aux pions et aux possessions du jeu. Un joueur trop identifié devient « mauvais joueur » parce qu’il devient émotionnellement impliqué, s’énerve quand il perd, perd son sang-froid, son calme, son détachement, il a peur de perdre et devient avide d’avoir plus… le jeu devient de plus en plus important, l’image qu’il a de lui-même, son estime personnelle, sont affectés par ses résultats, il oublie que c’est un jeu, il a l’impression que sa vie en dépend, bref il y croit.

Pourtant ce jeu n’est qu’une illusion. S’il perd, ou s’il quitte le jeu, il continue d’exister et peut créer et jouer d’autres jeux, d’autres parties, il peut rester assis à contempler la nature, il peut sortir faire du sport… une infinité d’autres possibilités plus exaltantes existent, pourtant il est enfermé dans son jeu, accroché à ce qu’il possède dans le cadre restreint de ce jeu et le sentiment illusoire de puissance et de domination que lui donne ce jeu. Pourtant, à cet instant, c’est lui qui est possédé par le jeu, il est prisonnier de ce cadre artificiel dont les règles, les images et les flux d’énergie ont pris le contrôle de sa conscience.

Les jeux sont des pièges pour la conscience. Ils captent l’attention et l’emprisonnent dans un système de croyances qui ont leur propre logique, leur propre cohérence. Mais ces systèmes de valeurs sont artificiels, limités au cadre du jeu… ailleurs, dans l’infini des possibilités, dans les autres jeux, ou hors de tous jeux, ces « valeurs » n’ont aucune valeur, tout comme les billets et les hôtels du jeu de Monopoly n’ont aucune valeur en dehors de ce jeu.

C’est pourquoi les monnaies et les systèmes de valeurs sont un enjeu majeur sur Terre. Les populations ont été amenées à donner plus de valeur à l’argent qu’à la Terre. Hors l’argent est une illusion, il ne se mange pas, ne protège pas du froid, ne permet pas aux arbres de pousser, à la pluie de tomber, ni au Soleil de briller. La terre, le soleil, l’eau, les arbres… sont réels. Dans « le jeu de la vie », ils sont les ressources dont nous avons besoin pour maintenir notre existence, l’argent est un jeu qui a été greffé par dessus pour parasiter le jeu principal, mais l’argent n’est pas nécessaire au jeu de la vie dans un univers.

L’argent et la possession est un jeu éphémère auquel l’égo s’identifie lorsque l’être ne sait plus créer. Le « je », ce que nous sommes vraiment, est la seule réalité éternelle, la seule valeur réelle, et rien ne peut la détruire. Posséder est un tout petit jeu, créer est le vrai grand jeu, celui où tout le monde gagne !