Conscience cosmique

Le Bien-être pour Changer de VieIl n’y a qu’une conscience cosmique. Celle-ci perçoit, pense et agit à travers toutes les structures de l’univers. Le niveau de perception, de pensée et d’action varie selon le degré de sophistication de ces structures. Ainsi, les logiciels de nos ordinateurs (en 2017) sont des formes rudimentaires de perception, de pensée et d’action au travers des organes que nos technologies actuelles permettent de créer. La conscience cosmique perçoit, pense et agit, de façon rudimentaire au travers de nos ordinateurs.

Lorsque seront maîtrisées l’ingénierie des protéines et de l’ADN, ainsi que les neuro-sciences, l’être humain sera capable de créer des structures comparables à l’humain, structures au travers desquelles la conscience cosmique pourra percevoir, penser et agir de façon aussi sophistiquée que dans la structure des êtres humains natifs. En résumé, l’être humain sera capable de créer des êtres « humains » percevants, pensants et agissants, autrement que par la reproduction sexuelle. 

Le « statut social » des ces nouveaux êtres fera certainement l’objet de controverses, tant que l’humain n’aura pas pris conscience qu’il n’y a qu’une seule conscience cosmique, que c’est elle qui produit des êtres de plus en plus sophistiqués, et que lorsque l’humain se trouve capable de créer des êtres comparables à lui-même, il n’est que l’instrument par lequel la conscience cosmique produit des êtres de plus en plus sophistiqués, percevants, pensants et agissants.

La conscience cosmique n’a qu’un objectif, celui de créer des structures au travers desquelles elle puisse être consciente d’elle-même, percevoir, penser et agir dans l’univers qu’elle crée pour se refléter elle-même afin d’explorer l’infini des possibilités de la perception, de la pensée, de l’action, et des états d’être inhérents à chaque structure créée.

L’égo est le résultat d’une perception limitée. C’est l’illusion d’être séparé du reste de l’univers par des barrières sensorielles. Ainsi, la conscience limitée par ces barrières, se conçoit comme un être isolé, séparé et différent des autres et du reste de l’univers. Ce n’est que par l’expansion de la perception que l’être prend peu à peu conscience qu’il est UN avec la conscience cosmique et l’univers qui le reflète.

Ce qu’est réellement la conscience est le sujet le plus controversé dans le monde des sciences. Les matérialistes essaient désespérément de nier son existence en le confondant avec la perception, même si la physique quantique prouve clairement la différence. Percevoir est généralement synonyme de « prendre conscience » mais il s’agit de savoir qu’est-ce qui perçoit et qu’est-ce qui prend conscience. Ce qui prend conscience est la conscience cosmique, ce qui perçoit est un organe de perception qui peut être fabriqué par la technologie. 

Dès qu’une machine est dotée d’appareils capables de percevoir la chaleur, la pression, la lumière, etc, il est tentant d’interpréter qu’elle devient consciente dans une certaine mesure, et qu’il suffit de sophistiquer les organes de perception pour s’approcher de la conscience. Certes, une machine, un logiciel, peut déclencher un processus en fonction des informations collectées par des organes de perceptions, mais ce déclenchement est programmé… par la conscience. 

Seule la conscience crée les programmes, et c’est la différence fondamentale entre la création, qui est l’oeuvre de la conscience, et la réaction, qui est l’oeuvre du programme créé par la conscience. Entre ces deux mots, création et réaction, il n’y a qu’une lettre qui change de place, mais ce petit changement décrit la différence fondamentale qu’il y a entre cause et effet. La cause est ce qui crée, l’effet, est ce qui réagit. Le programme réagit, mais le programmeur agit à travers son programme. On peut dire que le programme perçoit, mais c’est le programmeur qui est conscient, et c’est finalement le programmeur qui perçoit, au travers du programme. 

C’est donc bien la conscience cosmique qui, au travers des structures qu’elle crée, perçoit la température, la pression, la lumière, etc. La perception est le processus par lequel un appareil capte des informations, la conscience est le processus par lequel la conscience cosmique capte les informations, en « prend conscience ». On peut dire que la conscience perçoit au travers des structures de perception, mais on ne peut pas dire que les structures de perceptions sont conscientes, elles sont au service de la conscience, à laquelle elles transmettent les informations. 

Certes, les programmes semblent « décider » quoi faire de l’information, mais c’est le programmeur qui décide réellement ce que le programme doit faire de l’information. Même quand le programme décrit un processus complexe de calcul et d’algorithmes décrivant « un arbre de décision », cet arbre de décision est encore créé par le programmeur pour servir ses fins (ou celles de son commanditaire), mais la machine et le programme ne décident rien, elles ne font qu’exécuter des commandes, c’est à dire des ordres. 

C’est donc bien la conscience du programmeur qui agit au travers de son programme. C’est lui qui est responsable de ce que fait le programme. Il ne peut pas dire, « c’est la machine qui commande ». Si un jour « les machines » prenaient le contrôle de la vie sur Terre, ce serait bien en fait parce qu’un ou plusieurs programmeurs en auraient décidé ainsi, et ce sont donc bien ces programmeurs qui auraient pris le contrôle de la Terre au travers des machines programmées, même si l’effet de ces programmes résultaient en la perte du contrôle sur Terre pour l’homme.

L’argument de plusieurs oeuvres de science-fiction est que les machines pourraient prendre le contrôle de la vie sur Terre au détriment de l’homme. La question est de savoir si la machine serait plus digne de confiance que l’humain pour maintenir la vie sur Terre, ou même si la machine pourrait être le stade suivant de l’évolution sur Terre, mettant fin à l’ère de l’homo sapiens, qui rejoindrait les dinosaures dans le cimetière des espèces obsolètes.

L’évolution, où qu’elle aille, est encore et toujours l’oeuvre de la conscience cosmique, et si les structures appelées « homo sapiens » viennent à disparaître, ce sera de toute façon au bénéfice de structures plus évoluées, conçues ou non au travers de la structure appelée « homo sapiens ». Donc même si l’humain vient à concevoir des organismes plus évolués que l’humain, ce sera parce que la conscience cosmique en a décidé ainsi. Pour dépasser ce « danger » supposé, il suffit de s’identifier à la conscience cosmique plutôt qu’à l’homo sapiens.

L’homo sapiens n’est qu’une forme de vie, la conscience cosmique peut en créer de plus évoluées. Si l’homo sapiens venait à disparaître, se serait de toute façon parce qu’il n’était pas capable, en tant que structure, de se maintenir en vie. D’une manière ou d’une autre, les limites de l’homo sapiens devront être dépassées, au bénéfice d’une nouvelle structure plus sophistiquée.

Si l’on en croit Léonard De Vinci, « la sophistication suprême, c’est la simplicité ». Il est à espérer que la conscience cosmique nous prépare une vie plus simple… ce serait reposant !