Entre Amour et Pouvoir

L’amour (l’attention, le temps, la relation) que l’on donne et que l’on reçoit est ce qui justifie notre existence, nous ne vivons en fait QUE pour avoir des relations, et nous comprenons un jour que la relation la plus essentielle est la relation à soi-même ; ce jour-là, nous cessons d’être dépendant des autres et de leur affection pour recevoir de l’amour et justifier notre existence, nous comprenons que nous avons TOUT en nous-même et que les autres ne sont que des reflets de nous-même, ce qui ne signifie pas que les autres n’existent pas pour eux-mêmes.

Chacun existe dans son propre univers et interagit avec l’univers des autres, mais ce que nous percevons vraiment est ce que nous créons dans notre propre univers, en résonance avec ce qui se trouve dans les autres univers. Nous sommes des hologrammes dans une structure holographique, c’est à dire que nous sommes inextricablement interconnectés et nous ne pouvons vraiment agir que sur notre structure interne holographique.

L’essentiel, dont il nous faut prendre conscience encore et encore, car ce n’est jamais acquis, c’est que nous créons absolument tout de ce que nous percevons, dans notre propre univers, qui n’existe que parce que nous le créons, pour exister, pour faire l’expérience de la vie, de l’existence, de l’espace, du mouvement, du temps, des fréquences multiples qui créent la gamme de toutes les expériences.

Ainsi, nous sommes des créateurs responsables de TOUT ce qui nous arrive, en « bien » ou en « mal ». Le « bien » étant l’étiquette que l’égo mental pose sur ce qui correspond à ce qu’il veut, et le « mal » étant l’étiquette qu’il pose sur ce qu’il ne veut pas. En fait, dans l’absolu, il n’y a ni bien ni mal, il y a juste des événements, des actes et des conséquences. En bref, il y a des relations de cause à effet et nous apprenons la vie en faisant l’expérience des effets de ce que nous causons.

La pensée, le désir, la décision constituent le germe de nos actes. Nos croyances déterminent la façons dont nous réagissons ou répondons à ce qui nous arrive. Si nous croyons que ce qui nous arrive est causé par les autres et les circonstances, nous nous sentons comme des victimes impuissantes. Si nous croyons que ce qui nous arrive est la conséquence, le résultat, l’effet de nos pensées, paroles, décisions et actions, nous nous sentons aux commandes de notre vie, nous en prenons la responsabilité, nous cessons de prétendre que ce qui nous arrive est la faute des autres et des circonstances, nous prenons les commandes, les manettes, les leviers, les boutons… et nous pilotons notre vie, nous passons de passager spectateur à pilote acteur. Nous décidons où nous voulons aller et nous mettons tout en oeuvre pour y aller, c’est tout.

Beaucoup d’enseignants nous disent que nous devons guérir. Guérir de quoi, de quelle maladie ? Nous avons une seule maladie, qui provoque une foule de symptômes différents dans nos pensées, nos corps, nos vies, nos relations… Certains appellent cette maladie le « mysticisme ». Ce mot a plusieurs sens. Ici il signifie « la croyance que les autres et les circonstances déterminent notre réalité ». Tant que nous croyons cela, nous somme le passager impuissant de notre vie.

Dès que nous croyons que ce qui nous arrive est le résultat de nos propres pensées, paroles, décisions ou absence de décision, actions ou inaction, dès que nous prenons l’entière responsabilité de tout ce qui nous arrive, dès que nous reconnaissons que nous l’avons créé sciemment, ou par négligence, ou même par ignorance, nous devenons plus attentifs, nous étudions, nous apprenons, nous augmentons notre compétence à conduire notre véhicule, et nous cessons de nous plaindre d’arriver dans des endroits galères, nous faisons l’expérience de ce qui est, nous reconnaissons l’avoir créé, puis nous décidons, nous choisissons ce que nous voulons vraiment, en affinant peu à peu la définition de ce que nous voulons, et ce faisant, nous cessons peu à peu de croire que c’est aux autres, ou à l’univers, de nous donner ce que nous voulons, nous commençons à CREER ce que nous voulons.

S’il y a un créateur qui a créé l’univers, c’est un être parfaitement conscient que si quelque chose devait existé, il n’y avait qu’une seule possibilité, et c’était de le créé lui-même. Et si nous sommes fais à son image, nous devons comprendre et accepter que nous sommes exactement dans la même situation : si quelque chose doit exister, il n’y a qu’une seule possibilité : nous devons le créer nous-même. En fait, c’est déjà exactement ce que nous faisons, mais nous n’en sommes pas ou pas assez conscients, et cette prise de conscience doit être une activité de chaque instant de veille, si nous voulons arriver à la pleine conscience nécessaire à vraiment créer la vie que nous désirons.

La première étape est de définir ce que nous voulons, la deuxième est de créer ce que nous voulons, d’abords par nos pensées, puis nos communications et nos actions. La troisième étape consiste, chaque fois que nous avons créé quelque chose, à reconnaître que nous l’avons créé et à célébrer cet accomplissement. Ces trois étapes sont un cycle permanent. Nous revenons à la première étape pour ajuster notre définition de ce que nous voulons pour que le résultat corresponde mieux à notre quête d’absolu, puis nous ajustons nos pensées, communications et actions pour que le résultat corresponde mieux à notre quête d’absolu, et ainsi de suite, l’absolu étant la simplicité absolue, la beauté absolue, l’harmonie absolue… l’amélioration permanente jusqu’à la conscience absolue. Cette conscience absolue peut être expérimentée comme la conscience de l’Unité avec le TOUT

L’univers est un espace cybernétique parfait, il est le reflet exact de nos croyances, pensées, relations et actions. Le seul problème que nous puissions avoir avec l’univers est de ne pas reconnaître que nous avons le contrôle. Quand nous de reconnaissons pas cela, il semble chaotique, mais ce chaos extérieur n’est que le reflet de notre chaos intérieur, ce chaos est l’absence de contrôle de nous-même, cette absence de contrôle est le résultat de notre absence de choix et cette absence de choix est le résultat de notre peur de faire un choix et de prendre le contrôle et la responsabilité de nos choix. Cette peur d’être responsable est une peur du résultat, une peur de faire des erreurs et de devoir les assumer. Mais la maîtrise, le contrôle, ne s’obtiennent que par l’essai, l’expérience, l’erreur et la correction progressive des erreurs pour obtenir un meilleur résultat.

La vie est un jeu, une aventure dans laquelle nous tirons des flèches et nous corrigeons le tir pour nous approcher du centre de la cible. Et lorsque nous atteignons le centre, le jeu consiste à tirer à nouveau pour arriver au point où nous atteignons le centre à chaque fois. Après le jeu consiste à l’atteindre encore et encore, 100 fois sans erreur, 1000 fois…. Et puis nous éloignons la cible et le jeu continue. Le but n’est pas d’atteindre la cible, le but est de devenir parfaitement en contrôle et en connaissance de nous-même. Ceci nécessite la responsabilité totale de nos pensées, communications et actions. C’est le pouvoir absolu… non pas sur les autres, mais sur nous-même.