Conscience cosmique

Il n’y a qu’une conscience cosmique. Celle-ci perçoit, pense et agit à travers toutes les structures de l’univers. Le niveau de perception, de pensée et d’action varie selon le degré de sophistication de ces structures. Ainsi, les logiciels de nos ordinateurs (en 2017) sont des formes rudimentaires de perception, de pensée et d’action au travers des organes que nos technologies actuelles permettent de créer. La conscience cosmique perçoit, pense et agit, de façon rudimentaire au travers de nos ordinateurs.

Lorsque seront maîtrisées l’ingénierie des protéines et de l’ADN, ainsi que les neuro-sciences, l’être humain sera capable de créer des structures comparables à l’humain, structures au travers desquelles la conscience cosmique pourra percevoir, penser et agir de façon aussi sophistiquée que dans la structure des êtres humains natifs. En résumé, l’être humain sera capable de créer des êtres « humains » percevants, pensants et agissants, autrement que par la reproduction sexuelle. 

Le « statut social » des ces nouveaux êtres fera certainement l’objet de controverses, tant que l’humain n’aura pas pris conscience qu’il n’y a qu’une seule conscience cosmique, que c’est elle qui produit des êtres de plus en plus sophistiqués, et que lorsque l’humain se trouve capable de créer des êtres comparables à lui-même, il n’est que l’instrument par lequel la conscience cosmique produit des êtres de plus en plus sophistiqués, percevants, pensants et agissants.

La conscience cosmique n’a qu’un objectif, celui de créer des structures au travers desquelles elle puisse être consciente d’elle-même, percevoir, penser et agir dans l’univers qu’elle crée pour se refléter elle-même afin d’explorer l’infini des possibilités de la perception, de la pensée, de l’action, et des états d’être inhérents à chaque structure créée.

L’égo est le résultat d’une perception limitée. C’est l’illusion d’être séparé du reste de l’univers par des barrières sensorielles. Ainsi, la conscience limitée par ces barrières, se conçoit comme un être isolé, séparé et différent des autres et du reste de l’univers. Ce n’est que par l’expansion de la perception que l’être prend peu à peu conscience qu’il est UN avec la conscience cosmique et l’univers qui le reflète.

Ce qu’est réellement la conscience est le sujet le plus controversé dans le monde des sciences. Les matérialistes essaient désespérément de nier son existence en le confondant avec la perception, même si la physique quantique prouve clairement la différence. Percevoir est généralement synonyme de « prendre conscience » mais il s’agit de savoir qu’est-ce qui perçoit et qu’est-ce qui prend conscience. Ce qui prend conscience est la conscience cosmique, ce qui perçoit est un organe de perception qui peut être fabriqué par la technologie. 

Dès qu’une machine est dotée d’appareils capables de percevoir la chaleur, la pression, la lumière, etc, il est tentant d’interpréter qu’elle devient consciente dans une certaine mesure, et qu’il suffit de sophistiquer les organes de perception pour s’approcher de la conscience. Certes, une machine, un logiciel, peut déclencher un processus en fonction des informations collectées par des organes de perceptions, mais ce déclenchement est programmé… par la conscience. 

Seule la conscience crée les programmes, et c’est la différence fondamentale entre la création, qui est l’oeuvre de la conscience, et la réaction, qui est l’oeuvre du programme créé par la conscience. Entre ces deux mots, création et réaction, il n’y a qu’une lettre qui change de place, mais ce petit changement décrit la différence fondamentale qu’il y a entre cause et effet. La cause est ce qui crée, l’effet, est ce qui réagit. Le programme réagit, mais le programmeur agit à travers son programme. On peut dire que le programme perçoit, mais c’est le programmeur qui est conscient, et c’est finalement le programmeur qui perçoit, au travers du programme. 

C’est donc bien la conscience cosmique qui, au travers des structures qu’elle crée, perçoit la température, la pression, la lumière, etc. La perception est le processus par lequel un appareil capte des informations, la conscience est le processus par lequel la conscience cosmique capte les informations, en « prend conscience ». On peut dire que la conscience perçoit au travers des structures de perception, mais on ne peut pas dire que les structures de perceptions sont conscientes, elles sont au service de la conscience, à laquelle elles transmettent les informations. 

Certes, les programmes semblent « décider » quoi faire de l’information, mais c’est le programmeur qui décide réellement ce que le programme doit faire de l’information. Même quand le programme décrit un processus complexe de calcul et d’algorithmes décrivant « un arbre de décision », cet arbre de décision est encore créé par le programmeur pour servir ses fins (ou celles de son commanditaire), mais la machine et le programme ne décident rien, elles ne font qu’exécuter des commandes, c’est à dire des ordres. 

C’est donc bien la conscience du programmeur qui agit au travers de son programme. C’est lui qui est responsable de ce que fait le programme. Il ne peut pas dire, « c’est la machine qui commande ». Si un jour « les machines » prenaient le contrôle de la vie sur Terre, ce serait bien en fait parce qu’un ou plusieurs programmeurs en auraient décidé ainsi, et ce sont donc bien ces programmeurs qui auraient pris le contrôle de la Terre au travers des machines programmées, même si l’effet de ces programmes résultaient en la perte du contrôle sur Terre pour l’homme.

L’argument de plusieurs oeuvres de science-fiction est que les machines pourraient prendre le contrôle de la vie sur Terre au détriment de l’homme. La question est de savoir si la machine serait plus digne de confiance que l’humain pour maintenir la vie sur Terre, ou même si la machine pourrait être le stade suivant de l’évolution sur Terre, mettant fin à l’ère de l’homo sapiens, qui rejoindrait les dinosaures dans le cimetière des espèces obsolètes.

L’évolution, où qu’elle aille, est encore et toujours l’oeuvre de la conscience cosmique, et si les structures appelées « homo sapiens » viennent à disparaître, ce sera de toute façon au bénéfice de structures plus évoluées, conçues ou non au travers de la structure appelée « homo sapiens ». Donc même si l’humain vient à concevoir des organismes plus évolués que l’humain, ce sera parce que la conscience cosmique en a décidé ainsi. Pour dépasser ce « danger » supposé, il suffit de s’identifier à la conscience cosmique plutôt qu’à l’homo sapiens.

L’homo sapiens n’est qu’une forme de vie, la conscience cosmique peut en créer de plus évoluées. Si l’homo sapiens venait à disparaître, se serait de toute façon parce qu’il n’était pas capable, en tant que structure, de se maintenir en vie. D’une manière ou d’une autre, les limites de l’homo sapiens devront être dépassées, au bénéfice d’une nouvelle structure plus sophistiquée.

Si l’on en croit Léonard De Vinci, « la sophistication suprême, c’est la simplicité ». Il est à espérer que la conscience cosmique nous prépare une vie plus simple… ce serait reposant !

Entre Amour et Pouvoir

L’amour (l’attention, le temps, la relation) que l’on donne et que l’on reçoit est ce qui justifie notre existence, nous ne vivons en fait QUE pour avoir des relations, et nous comprenons un jour que la relation la plus essentielle est la relation à soi-même ; ce jour-là, nous cessons d’être dépendant des autres et de leur affection pour recevoir de l’amour et justifier notre existence, nous comprenons que nous avons TOUT en nous-même et que les autres ne sont que des reflets de nous-même, ce qui ne signifie pas que les autres n’existent pas pour eux-mêmes.

Chacun existe dans son propre univers et interagit avec l’univers des autres, mais ce que nous percevons vraiment est ce que nous créons dans notre propre univers, en résonance avec ce qui se trouve dans les autres univers. Nous sommes des hologrammes dans une structure holographique, c’est à dire que nous sommes inextricablement interconnectés et nous ne pouvons vraiment agir que sur notre structure interne holographique.

L’essentiel, dont il nous faut prendre conscience encore et encore, car ce n’est jamais acquis, c’est que nous créons absolument tout de ce que nous percevons, dans notre propre univers, qui n’existe que parce que nous le créons, pour exister, pour faire l’expérience de la vie, de l’existence, de l’espace, du mouvement, du temps, des fréquences multiples qui créent la gamme de toutes les expériences.

Ainsi, nous sommes des créateurs responsables de TOUT ce qui nous arrive, en « bien » ou en « mal ». Le « bien » étant l’étiquette que l’égo mental pose sur ce qui correspond à ce qu’il veut, et le « mal » étant l’étiquette qu’il pose sur ce qu’il ne veut pas. En fait, dans l’absolu, il n’y a ni bien ni mal, il y a juste des événements, des actes et des conséquences. En bref, il y a des relations de cause à effet et nous apprenons la vie en faisant l’expérience des effets de ce que nous causons.

La pensée, le désir, la décision constituent le germe de nos actes. Nos croyances déterminent la façons dont nous réagissons ou répondons à ce qui nous arrive. Si nous croyons que ce qui nous arrive est causé par les autres et les circonstances, nous nous sentons comme des victimes impuissantes. Si nous croyons que ce qui nous arrive est la conséquence, le résultat, l’effet de nos pensées, paroles, décisions et actions, nous nous sentons aux commandes de notre vie, nous en prenons la responsabilité, nous cessons de prétendre que ce qui nous arrive est la faute des autres et des circonstances, nous prenons les commandes, les manettes, les leviers, les boutons… et nous pilotons notre vie, nous passons de passager spectateur à pilote acteur. Nous décidons où nous voulons aller et nous mettons tout en oeuvre pour y aller, c’est tout.

Beaucoup d’enseignants nous disent que nous devons guérir. Guérir de quoi, de quelle maladie ? Nous avons une seule maladie, qui provoque une foule de symptômes différents dans nos pensées, nos corps, nos vies, nos relations… Certains appellent cette maladie le « mysticisme ». Ce mot a plusieurs sens. Ici il signifie « la croyance que les autres et les circonstances déterminent notre réalité ». Tant que nous croyons cela, nous somme le passager impuissant de notre vie.

Dès que nous croyons que ce qui nous arrive est le résultat de nos propres pensées, paroles, décisions ou absence de décision, actions ou inaction, dès que nous prenons l’entière responsabilité de tout ce qui nous arrive, dès que nous reconnaissons que nous l’avons créé sciemment, ou par négligence, ou même par ignorance, nous devenons plus attentifs, nous étudions, nous apprenons, nous augmentons notre compétence à conduire notre véhicule, et nous cessons de nous plaindre d’arriver dans des endroits galères, nous faisons l’expérience de ce qui est, nous reconnaissons l’avoir créé, puis nous décidons, nous choisissons ce que nous voulons vraiment, en affinant peu à peu la définition de ce que nous voulons, et ce faisant, nous cessons peu à peu de croire que c’est aux autres, ou à l’univers, de nous donner ce que nous voulons, nous commençons à CREER ce que nous voulons.

S’il y a un créateur qui a créé l’univers, c’est un être parfaitement conscient que si quelque chose devait existé, il n’y avait qu’une seule possibilité, et c’était de le créé lui-même. Et si nous sommes fais à son image, nous devons comprendre et accepter que nous sommes exactement dans la même situation : si quelque chose doit exister, il n’y a qu’une seule possibilité : nous devons le créer nous-même. En fait, c’est déjà exactement ce que nous faisons, mais nous n’en sommes pas ou pas assez conscients, et cette prise de conscience doit être une activité de chaque instant de veille, si nous voulons arriver à la pleine conscience nécessaire à vraiment créer la vie que nous désirons.

La première étape est de définir ce que nous voulons, la deuxième est de créer ce que nous voulons, d’abords par nos pensées, puis nos communications et nos actions. La troisième étape consiste, chaque fois que nous avons créé quelque chose, à reconnaître que nous l’avons créé et à célébrer cet accomplissement. Ces trois étapes sont un cycle permanent. Nous revenons à la première étape pour ajuster notre définition de ce que nous voulons pour que le résultat corresponde mieux à notre quête d’absolu, puis nous ajustons nos pensées, communications et actions pour que le résultat corresponde mieux à notre quête d’absolu, et ainsi de suite, l’absolu étant la simplicité absolue, la beauté absolue, l’harmonie absolue… l’amélioration permanente jusqu’à la conscience absolue. Cette conscience absolue peut être expérimentée comme la conscience de l’Unité avec le TOUT

L’univers est un espace cybernétique parfait, il est le reflet exact de nos croyances, pensées, relations et actions. Le seul problème que nous puissions avoir avec l’univers est de ne pas reconnaître que nous avons le contrôle. Quand nous de reconnaissons pas cela, il semble chaotique, mais ce chaos extérieur n’est que le reflet de notre chaos intérieur, ce chaos est l’absence de contrôle de nous-même, cette absence de contrôle est le résultat de notre absence de choix et cette absence de choix est le résultat de notre peur de faire un choix et de prendre le contrôle et la responsabilité de nos choix. Cette peur d’être responsable est une peur du résultat, une peur de faire des erreurs et de devoir les assumer. Mais la maîtrise, le contrôle, ne s’obtiennent que par l’essai, l’expérience, l’erreur et la correction progressive des erreurs pour obtenir un meilleur résultat.

La vie est un jeu, une aventure dans laquelle nous tirons des flèches et nous corrigeons le tir pour nous approcher du centre de la cible. Et lorsque nous atteignons le centre, le jeu consiste à tirer à nouveau pour arriver au point où nous atteignons le centre à chaque fois. Après le jeu consiste à l’atteindre encore et encore, 100 fois sans erreur, 1000 fois…. Et puis nous éloignons la cible et le jeu continue. Le but n’est pas d’atteindre la cible, le but est de devenir parfaitement en contrôle et en connaissance de nous-même. Ceci nécessite la responsabilité totale de nos pensées, communications et actions. C’est le pouvoir absolu… non pas sur les autres, mais sur nous-même.

Manipulation et clientélisme spirituel. Comment repérer les tendances sectaires.

Il y a des religions, des courants spirituels, des courants de pensée, des courants gnostiques, initiatiques, des école de pensées, des philosophies appliquées, des enseignements psychologiques, métaphysiques, parapsychologiques, scientifiques, pseudo-scientifiques, empiriques, logiques,…

Dans tous ces champs de connaissances, d’enseignements et d’initiations, il y a un critère fondamental qui est présent ou absent, un bit de donnée qui est positif ou négatif. 

Même si ce n’est pas exactement le sens habituel, j’appelle ce critère le « clientélisme » : toutes attitudes, allégations, manoeuvres, demandes explicites ou implicites,… dont le but est de fidéliser le client. Et comme le concept de fidélité est confondu avec celui d’exclusivité, il est ici question d’éloigner les clients de la concurrence.

Ce n’est pas par hasard si le mot « fidèle » est dans le champ de la religion, et qu’il est chargé de tant d’importance. Une religion ou n’importe lequel des courants des catégories citées dans le premier paragraphe a besoin de fidèles pour exister, le nombre de ses fidèles est le chiffre qui représente le pouvoir de ce groupe, de ce mouvement.

Tout pouvoir est mesurable par le nombre de gens qui le suivent. Si vous êtes tout seul dans votre coin avec une idée en tête, vous contentez-vous d’avoir cette idée pour vous même ou avez-vous besoin que d’autres aient les mêmes idées ?

Tout va très bien tant que nous diffusons nos idées pour les partager avec celles et ceux que cela pourrait aider. Mais il y a une règle bien connue aujourd’hui dans le marketing internet, c’est que dénigrer les autres fait fuir une partie de plus en plus importante des internautes qui viennent sur un site.

Cette règle est incontournable. Si un gourou monte une école de pensée, ou simplement publie un livre, il a de plus en plus intérêt à éviter de dire ou d’insinuer que « lui seul a raison et que les autres ont tord, ou en tout cas moins raison que lui… ». Poussé à l’extrême, ce conditionnement incite les adeptes à penser qu’ils sont les seuls à pouvoir sauver le monde, qu’ils sont l’élite de l’humanité et que s’opposer au gourou et être banni du groupe serait le pire qui pourrait leur arriver. Tout cela met gravement en péril le libre arbitre des adeptes qui doivent arriver aux pires extrémités pour décider de reprendre leur liberté.

Ce dénigrement est à l’origine de toute la violence du monde, que ce soit les guerres de religion ou les guerres tout court, il y a toujours un germe de critique de l’autre comme étant le mal alors que nous sommes le bien. Cette séparation entre nous et les autres est l’essence même de la dualité dans laquelle l’humanité a été macérée pendant des milliers d’années. 

Le pouvoir qui voulait s’installer et monter en puissance savait et pratiquait le principe « séparer pour mieux régner ». Or pour séparer, il fallait créer un clivage entre des « petits-boutistes » et des « gros-boutistes », la droite et la gauche, les spiritualistes et les matérialistes, les adeptes de tel prophète et ceux de tel autre… C’est du marketing, comme de drainer le plus de gens possible vers telle ou telle marque de produits similaires, mais c’était violent et générateur de conflits entre les différents groupes. De très nombreux humains sont morts à cause de cela.

Nous vivons actuellement un retour à l’unité, et cela implique nécessairement le discernement et la suppression de toutes les sources de dualité, principalement dans les domaines de la pensée et de la spiritualité.

Certains médias voudraient nous faire croire que la dualité est à son comble, mais cette image est maintenue artificiellement dans l’intérêt de ceux qui se sont nourris de la séparation et de la peur. Comme disait Coluche : « On ne peut pas dire la vérité à la télé, il y a trop de gens qui regardent. »

Exploits et quête d’admiration. Comment se simplifier la vie en préservant sa liberté.

J’ai trouvé un cours qui enseigne comment développer une mémoire photographique. Avec cet entraînement, vous pouvez, en une soirée, rencontrer 50 personnes et vous souvenir du prénom de chacune, ainsi que de tous les détails les concernant. J’ai suivi ce cours et je ne l’ai jamais terminé, un vrai travail mental qui doit se faire en tâche de fond pendant que vous restez tout à fait naturel et que personne ne se doute de rien.

Je me suis rendu compte que je n’avais nul besoin de rencontrer 50 personnes dans une soirée. Quand je suis dans une soirée, je me promène pour voir si je suis attiré par quelqu’un. Je prends mon temps, je ne me décide pas tout de suite, je fais d’abord le tour, tranquillement, en regardant, sans aborder quiconque.

Avant même que je me décide à m’approcher de quelqu’un, il arrive que ce soit moi qui soit abordé. Alors j’écoute la personne, et j’écoute mon ressenti. Je détermine si la vibration générale m’intéresse, me plait. Puis, juste avec mon attitude, intéressée ou « polie », je fais que la personne reste et approfondisse la relation, ou bien qu’elle s’en aille simplement après avoir compris que je préférais ne pas poursuivre la rencontre.

Je ne me sens pas obligé de rencontrer plein de gens, ni même une seule personne, je prends mon temps. Quand on arrive quelque part, on peut toujours, simplement par son attitude, rester réservé, observateur, ne pas s’impliquer dans les conversations, et ainsi rester libre, extérieur, presqu’invisible. 

Alors, je reste à l’écoute de mon ressenti, est-ce que quelqu’un m’intéresse vraiment dans cette soirée, est-ce que je me sens attiré, intéressé, par quelqu’un ? Et si c’est le cas, je regarde la personne discrètement, en me demandant qu’est-ce qui m’intéresse chez cette personne, son attitude, son look ? Qu’est-ce que ce détail me dit sur cette personne ? J’observe ma propre curiosité, et j’identifie mes propres motivations. Qu’ai-je à gagner là ? Pourquoi est-ce que je m’intéresse à cette personne, qu’est-ce que je cherche ?…

… et si la raison que je trouve est authentique, qu’elle vient du coeur, que je sens une réelle affinité, voir de l’amour, pour cette personne, alors je m’approche doucement. Si elle parle, je l’écoute, et si elle écoute, j’écoute ce qu’elle écoute, je regarde ce qu’elle regarde, je m’intéresse à ce qui l’intéresse. Je règle mon attitude, mon rythme, en fonction des siens, je me mets au diapason, je me syntonise énergétiquement pour m’harmoniser doucement avec cette personne, afin qu’elle sente ma présence comme amicale et agréable, paisible. 

Je choisis de ne pas faire de concession sur ma propre énergie, je ne descends pas mon énergie, je ne m’accorde pas avec des vibrations qui me rendent complice d’attitudes critiques, ironiques, médisantes ou toutes émotions négatives. Car dès le début, si je sens cela et que je m’y accorde, je me compromet et la personne va sentir que c’est moi qui m’adapte à elle, et donc qu’elle me domine. En faisant cela, je me soumet à sa vibration et elle le sent, même inconsciemment, et un jeu s’installe qui va me nuire, au minimum en y perdant mon temps et mon énergie, et si je ne réagis pas assez vite, je peux y perdre mon intégrité et ma liberté.

Alors, avec cette approche douce, en restant à l’écoute de mon ressenti, je fais une rencontre authentique, agréable, je partage un moment de pur plaisir avec quelqu’un que j’ai choisi, sans rien forcer, et si la relation s’approfondit, je n’ai aucun mal à me souvenir du prénom de cette personne avec qui je peux, ou pas, finir la soirée.

Je n’ai pas besoin de rencontrer 50 personnes en une soirée, je n’ai pas besoin de faire des exploits, je n’ai pas besoin d’épater les gens ni moi-même, je n’ai pas besoin de forcer ma nature pour plaire ou devenir spectaculaire. Mon sport favori n’est pas de faire plus, mais de faire moins, ce n’est pas d’aller plus vite, mais moins vite. Je cherche volontairement à réduire, à simplifier, à enlever tout le superflu, pour me focaliser sur l’essentiel, la petite chose qui compte plus que tout le reste. Je sélectionne et je me spécialise sur ce qui m’intéresse, me fait du bien, me rend heureux, ce qui fait chanter mon coeur… je choisis avec le coeur, en écoutant où il a envie d’aller. Et là, les exploits mentaux et intellectuels n’ont aucune importance.

Si pour plaire à quelqu’un, dans une soirée ou ailleurs, vous vous sentez le désir de faire des exploits pour être remarquable, vous affichez clairement que vous avez la croyance que votre simple présence paisible ne suffit pas, que votre être est insuffisant et qu’il vous faut faire quelque chose de spécial pour compenser votre insuffisance. Si vous cherchez ainsi à vous valoriser, c’est que vous pensez que vous n’avez pas assez de valeur, et là, même inconsciemment, la personne en question le sent, et peut soit vous dominer, soit se moquer de vous, soit vous ignorer… vous vous êtes dévalorisé en essayant de vous valoriser… Suivant l’état de la personne en question, vous recevrez de la compassion, de l’indulgence, des conseils, du mépris… mais pas l’admiration que vous cherchiez.

Trouver sa juste place. Nos défauts sont nos atouts.

« Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. » Albert Einstein

Certaines personnes se désespèrent, comme je l’ai fait pendant longtemps, en se demandant pourquoi ils vivotent et tournent en rond à chercher, changer sans cesse et ne rien faire jusqu’au bout, alors que certains semblent avoir trouvé leur voie et réussissent, à les envier en se demandant ce qu’ils ont de spécial.

En fait, ce truc spécial consiste simplement à trouver sa place dans le monde, comme une pièce de puzzle unique et irremplaçable. Les spécificités qui nous handicapent quand nous ne sommes pas dans le bon environnement deviennent des atouts et de l’excellence dans le bon contexte. En fait nous sommes tous parfaits, quand nous sommes à notre place, mais tant que nous ne l’avons pas trouvée, nous pouvons avoir l’impression d’être un raté, un sans-terre, un chien dans un jeu de quilles…

Un certain Socrate disait « Connais-toi toi-même. » … pourquoi faire ? Pour savoir à quoi tu sers, où est ta place dans le monde. Se connaître soi-même, tout est là, mais je me suis longtemps demandé pourquoi faire, alors que je cherchais inlassablement à comprendre qui j’étais, qu’est-ce que je faisais là, pourquoi faire,… pour pouvoir enfin me sentir utile. Ma grande souffrance était justement ce sentiment d’inutilité, et c’est ce sentiment qui me poussait à me connaître moi-même. 

Nous sommes nés sans le mode d’emploi, et comme nous sommes uniques, imiter et suivre les autres est une voie qui peut faire illusion pendant un certain temps, mais s’avère tôt ou tard être une voie sans issue. Nous avons un point commun : c’est à nous-même de trouver ce que nous sommes et pour quoi nous sommes faits. Pour certain, cela va plus vite que pour d’autres… je me console en me disant que plus un organisme est évolué, plus il met longtemps pour arriver à maturité.

Heureusement, l’utilité de certains d’entre nous est justement d’aider les autres à se connaître eux-même. Il existe certaines grilles de lecture nous permettant de finalement trouver à quoi nous pouvons servir sur Terre. Il faut peut-être, comme c’était mon cas, consulter et essayer de nombreuses pistes avant que peu à peu se dessine la cohérence de l’ensemble. Par exemple, ma quête d’un demi-siècle pour trouver le sens de ma vie est justement ce qui m’a donné une multitude d’expériences et de points de vue, qui constituent aujourd’hui une richesse à partager.

Un ami m’a dit un jour « nous sommes les spécialistes de nos problèmes ». Sur le coup, je n’ai pas compris toute la valeur pratique de cette idée. Nous sommes tous les spécialistes de quelque chose. Nos problèmes et nos difficultés peuvent finalement nous servir à quelque chose : à aider les autres, à leur dire : « Si vous rencontrez tel problème, je peux vous aider car j’ai traversé la même épreuve et voici ce que j’ai fait pour m’en sortir… ».

Le contraire de l’amour n’existe pas. Comment différencier le « Je » et l’égo.

Le contraire de l’amour n’existe pas.

Certains disent que le contraire de l’amour est la haine, d’autres que c’est l’indifférence, alors que c’est simplement le mental qui fonctionne selon les principes de la dualité et qui a besoin d’un contraire pour tout.

L’amour n’a pas de contraire, car c’est la substance même de l’Unité. La dualité est une illusion créée pour apporter une polarisation nécessaire aux flux d’énergies du champs de la manifestation. Sans un + et un – pas de différence de potentiel, pas de flux de particules, pas de mouvement, pas de lumière, pas de vision, pas d’espace, pas de temps, pas de matière, pas de manifestation, pas d’expérience, hors celle d’être potentiel, équilibré, inerte, indéfini.

L’expérience est invariablement une affaire de contraste, sans contraste, pas de perception, tout est égal, pareil, rien ne se différencie du reste… La conscience de l’unité nait avec le désire de créer. C’est la conscience qu’il n’y a pas d’effet sans cause, et que les deux pôles de la manifestation sont indissociables. Ils créent une condition de jeu, mais sans cette opposition ils cessent l’un et l’autre d’exister. L’unité est la base, le support sur lequel sont fixées les bornes + et -.

Il existe des variables de la dualité horizontale à l’infini de la manifestation. Il existe une seule dualité verticale : l’unité et la dualité. 

Le véritable enjeu sur Terre en ce moment, est que la dualité « dominant-dominé » a ses accrocs. Ils ont joué à ce jeu tellement longtemps, et ils ont tellement tout sacrifié pour gagner à ce jeu de façon inéluctable, qu’ils veulent le continuer à tout prix. C’est comme un macro-jeu de Monopoly où ceux qui ont les propriétés et les hôtels font courir ceux qui n’ont plus rien dans leurs champs pour payer leurs dettes pour le reste de l’éternité. Ils refusent que le jeu cesse et préfèrent que les perdants quittent le jeu pour pouvoir continuer à jouer entre gagnants possesseurs de propriétés et d’hôtels…

Maintenant que la plupart des tâches peuvent êtres automatisées et déléguées à des robots, les esclaves ne sont plus nécessaires dans les secteurs de productions de biens de consommation. Il reste les plaisirs et la chair humaine est une denrée de choix.

Comment différencier le « Je » et l’égo.

Le « Je » est ce qui crée et perçoit les images, l’égo est un ensemble d’images auquel le « Je » s’identifie. 

Lorsque nous jouons au Monopoly, ou à tout autre jeu de plateau, nous nous identifions dans une certaine mesure aux pions et aux possessions du jeu. Un joueur trop identifié devient « mauvais joueur » parce qu’il devient émotionnellement impliqué, s’énerve quand il perd, perd son sang-froid, son calme, son détachement, il a peur de perdre et devient avide d’avoir plus… le jeu devient de plus en plus important, l’image qu’il a de lui-même, son estime personnelle, sont affectés par ses résultats, il oublie que c’est un jeu, il a l’impression que sa vie en dépend, bref il y croit.

Pourtant ce jeu n’est qu’une illusion. S’il perd, ou s’il quitte le jeu, il continue d’exister et peut créer et jouer d’autres jeux, d’autres parties, il peut rester assis à contempler la nature, il peut sortir faire du sport… une infinité d’autres possibilités plus exaltantes existent, pourtant il est enfermé dans son jeu, accroché à ce qu’il possède dans le cadre restreint de ce jeu et le sentiment illusoire de puissance et de domination que lui donne ce jeu. Pourtant, à cet instant, c’est lui qui est possédé par le jeu, il est prisonnier de ce cadre artificiel dont les règles, les images et les flux d’énergie ont pris le contrôle de sa conscience.

Les jeux sont des pièges pour la conscience. Ils captent l’attention et l’emprisonnent dans un système de croyances qui ont leur propre logique, leur propre cohérence. Mais ces systèmes de valeurs sont artificiels, limités au cadre du jeu… ailleurs, dans l’infini des possibilités, dans les autres jeux, ou hors de tous jeux, ces « valeurs » n’ont aucune valeur, tout comme les billets et les hôtels du jeu de Monopoly n’ont aucune valeur en dehors de ce jeu.

C’est pourquoi les monnaies et les systèmes de valeurs sont un enjeu majeur sur Terre. Les populations ont été amenées à donner plus de valeur à l’argent qu’à la Terre. Hors l’argent est une illusion, il ne se mange pas, ne protège pas du froid, ne permet pas aux arbres de pousser, à la pluie de tomber, ni au Soleil de briller. La terre, le soleil, l’eau, les arbres… sont réels. Dans « le jeu de la vie », ils sont les ressources dont nous avons besoin pour maintenir notre existence, l’argent est un jeu qui a été greffé par dessus pour parasiter le jeu principal, mais l’argent n’est pas nécessaire au jeu de la vie dans un univers.

L’argent et la possession est un jeu éphémère auquel l’égo s’identifie lorsque l’être ne sait plus créer. Le « je », ce que nous sommes vraiment, est la seule réalité éternelle, la seule valeur réelle, et rien ne peut la détruire. Posséder est un tout petit jeu, créer est le vrai grand jeu, celui où tout le monde gagne !